Les joies de la création d'un festival
C'est pas toujours rose, la création d'un festival... Personnellement, je suis curieuse de savoir combien de personnes ont finalement laissé tomber la création d'un festival ou d'un événement un peu grand, après quelques mois! C'est usant, fatigant... mais curieusement, ce n'est pas le travail à abattre qui est vraiment impressionnant. C'est surtout l'énergie gaspillée à remonter les pertes d'énergie causées par les personnes que vous rencontrées.
Lorsqu'on commence un projet de ce type, on fair face à différents types de personnes:
- Les amis qui sont là qui vous disent que c'est un super projet, qui, pour sure sont ultra motivés pour vous aider et...
* qui le font!!! Ca, c'est grandiose,
* ou la plupart du temps, viennent à la 1ère réunion, accepte leur part du travail... mais vous rappelle le jour d'après, ou bien, mieux, la veille du jour de la prochaine réunion, pour vous dire qu'ils ont réalisé que ça allait leur prendre trop de temps
- Les organisations qui soient
* ne voient pas trop l'intérêt de votre projet
* voient un véritable potentiel dans votre idée, seraient intéressés par vous aider, mais... dans quelques années quand votre projet sera suffisamment gros pour être financièrement intéressant. (Ca, c'est le plus souvent)
* et les blazés, qui vous sapent pas mal le moral en vous disant que bien d'autres ont essayé avant, mais ont du laisser tomber, et que donc vous n'y arriverez jamais...
Mais le pire de tout, ce sont vos amis, ou les personnes s'étant déjà pas mal investis dans le projet, mais qui vous lachent! Car malheureusement, ça arrive plus qu'on ne le croit!
Quand on monte un festival, on a plusieurs possibilités. Soit on y a pensé tout seul, alors après, on monte une équipe pour nous aider. Soit c'est un projet imaginé et construit à plusieurs. Cette dernière a l'avantage de donner des équipes solides, mais en revanche plus de conflits de pouvoir...
Pour ma part, c'est l'autre possibilité: j'ai commencé à penser à ce festival seule. Et j'essaie maintenant de m'entourer d'une équipe fiable qui m'épaulera. Mais c'est là, comme je disais, que c'est épuisant. On rencontre des tonnes de personnes motivées à la 1ère rencontre, mais qui ensuite disparaissent! Et donc, on devient méfiant... suspicieux auprès de tous. Impossible de savoir quelle sera la prochaine personne à quitter le projet! Ca revient à la question: peut-on compter sur des "volontaires"? Est-ce que la seule possibilité d'avoir un travail fait, c'est de payer? Même dans ces conditions là... Je suis passée par tous les stades de réflexion, ce niveau là... Je suis normalement quelqu'un de positive. J'aime croire que les personnes font ce qu'elles s'engagent à faire. Car c'est ce que moi, je fais... quelle que soit l'énergie que ça doit me coûter. C'est pour cette raison que j'aimé le FRL... Hamish fait confiance à tout le monde, par défaut. Il a raison pour 90% des volontaires. Et même si les 10% restant font penser qu'il faudrait peut-être cesser de faire confiance, c'est un choix de se concentrer sur une atmosphère de confiance, plutôt que sur n'importe quelle autre.
Bon, puis créer un festival, c'est aussi rencontrer toutes ces personnes ultra pessimistes qui vont vous dire que votre projet n'a aucune chance car leur expérience du marché leur permettre de connaitre tout sur le secteur... ou ceux qui vont vous dire bonne chance.
Il y a quelques semaines, je parlais avec Hamish, mon flatmate. Je lui ai demandé comment il avait fait, la 1ère année, pour organiser son festival, malgré les coups durs. Il m'a répondu "facile... un jour je me suis projetée dans le futur et je me promenais dans le festival. Ce n'était pas l'imagination. C'était une vision". Et j'ai compris ce qu'il voulait dire... car je me suis vue dans le festival, il y a plusieurs mois, et ce n'était pas un rêve... mais de la réalité. Donc, même devant les coups durs, il faut continuer à avancer.
Bref, tout ça pour dire que même très petit, malgré toutes les difficultés à surmonter, le festival aura lieu les 1er et 2 mars.Où?... ca peut encore changer. Qui? Ca reste à travailler. Mais pour sûr, la présénce de mes plus fiables amis, de passionés de culture internationale, des curieux de la vie, etc...
Comments
a bientot a melbourne
bisous mam.
a bientot a melbourne
bisous mam.
Comme c'est un blog en français, je te laisse ce commentaire dans notre langue des froggies.
Bon, je suis top content.
- Mars, c'est une belle saison pour venir en Australie.
- Les dates sont enfin fixées. Donc, ce festival aura lieu. et je crois bien que j'y serai!
- Je viens de voir ton myspace. Suis bluffé, et vu le nombre de tes amis, et les messages qui circulent: ça bosse dur, te le buzzzz va prendre.
T'es sur la voie, la bonne, et suis ravi pour toi.
Tcho !!
Sylvain
PS: oui, c'est un post public, et je t'enverrai un mail un de ces jours pour raconter la vie à Paris