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Stephanie in Australia

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Une autre aventure… en Malaisie !

  • Apr 23, 2008
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Et voilà ! Me voilà à l’aéroport… je n’ai jamais été aussi proche de mon retour en France ! Mon avion décolle dans environ 1h30, maintenant… 3 jours à Kuala Lumpur… une étape pour moi.

Marrant de voir comme mes émotions ont évolué entre mon arrivée et maintenant. Quand l’avion s’est posé dimanche matin, je rêvais de m’envoler directement pour la France… mais les choses ont été trop compliquées et j’ai décidé qu’il s’agissait d’un signe du destin, me prouvant que je devais me poser ici quelques jours. Je ne rentrerais pas en France transformée par ces 3 jours ici… mais c’était une étape nécessaire !

 

Je rentre dans quelques heures… et plus que jamais, je ne repense qu’à repartir. Je n’ai que l’angoisse de perdre toute l’énergie que l’Australie m’a donné. A tous ceux qui sont encore sur Melbourne, rappelez moi à quel point j’aime ma vie là-bas, si jamais vous me sentez baisser les bras ! Ce matin, je repensais à tous ceux qui ont quitté l’Australie, comme moi, à cause d’un visa, et qui ne sont finalement pas revenus, malgré leur volonté première… je ne veux pas de ça ! Je n’ai pas envie de m’asseoir sur tout ce que j’ai construit, sur celle que je suis devenue ! Enfin… comme vous me le direz probablement, cela ne tient qu’à moi ! Hamish et Steve m’attendent… le sponsorship peut prendre du temps, mais nous sommes 3 à le vouloir ! Alors, en y mettant la bonne énergie, il aura lieu !!!

 

Mais en attendant, revenons en à ce trip en Malaisie…

 

Ces 2 derniers jours ont été marqués par plein de petites péripéties… je vais tâcher de toutes vous les raconter… même si je suis sûre que je vais en oublier la moitié !!!!

 

Après mon arrivée à Malaka, dimanche, j’avais envie de voir autre chose que la ville… j’ai vécu à Melbourne pendant 2 ans ½ et je rentre en France… je voulais donc voir quelque chose d’autre. Et puis, après discussions avec les potes qui étaient allés en Malaisie, le conseil de tous était d’aller sur une plage pour me faire bronzer… quand Chris m’avait trouvé Malaka, c’est parce qu’on pensait qu’il y avait une plage dans la ville… mais malheureusement pas ! Bref, le matin, je me réveille, je discute avec le réceptionniste de l’hôtel qui me conseille une plage. Pour y aller, il me fallait retourner dans l’espèce de gare routière où j’étais arrivée la veille. Bon, j’ai vite laissé tomber mon idée première de marcher jusque là-bas… en revanche, au lieu d’un taxi, cette fois-ci, j’ai opté pour le bus local… un peu de couleur local ! Au lieu de RM15, RM1 ! Franchement, ça valait la peine, non ? Bon, la seule blanche dans le bus… les gens me regardent un peu bizarrement. Mais c’est OK. On met 1h pour arriver à la gare routière car on passe par absolument partout !!!! Y’a pas la clim et pour descendre du bus bah c’est assez facile car y’a pas de porte… donc, on peut presque descendre en marche ! Le système pour acheter un ticket : un mec pas aimable qui vient vous voir dès que vous montez dans le bus !

Bref… après 1 h à faire le tour de toutes les banlieues de Malaka, on arrive à la gare routière. Et là, et ben, je m’épate moi-même par ma capacité à trouver le bon quai rapidement ! Je trouve le bus local et j’attend… sauf que c’est le 45 qui vient et qu’il me faut le 47 ! Le mec assit à côté de moi me demande où je vais. Je lui explique. Alors, il me dit que le 47, je peux le choper dans une ville où le 45 s’arrête. Je le remercie. On continue à discuter et il me demande ce que je fais là. J’explique « quitter l’Australie…  Stop over de 3 jours… partir demain »… et là, je réalise que j’ai trop parlé ! J’ai quand même dit que je voyageais seule !!!! Quelle tâche ! Mais bon, ça m’inquiétait pas plus que ça… jusqu'au moment où le mec monte dans le même bus que moi et qu’il me paie mon ticket et m’explique que quand on sera arrivée dans la ville, il me montrera quel autre bus je dois prendre pour aller sur ma plage déserte !!!! Alors, là, bah forcément, je commence à flipper. Je psychote sur le chauffeur de bus qui est d’accord sur le fait que je dois changer pour prendre le 47, alors qu’au centre d’information, ils m’ont rien dit ! Bref… je monte dans le bus car il semble que ce soit le bon, m’assoies loin du mec et arrête de parler ! Arrivée dans la ville dans laquelle je devais descendre... bah je décide de pas sortir du bus! Je décide de partir plus loin... aucune idée de là où je vais... mais au moins, le vieux ne sera plus là! Donc, le bus s'arrête, le vieux commence à me dire qu'il faut descendre, je lui dis OK, le laisse descendre et fonce dire au chauffeur que je reste avec lui! Bon, puis la promenade n'est pas désagréable! La végétation est magnifique, ça me donne un bon aperçu de comment les gens vivent là-bas... Bref, 30 minutes après, j'arrive à destination... et me rend compte qu'il n'y a rien du tout!!! Pas le moindre village... donc, bah, je reste dans le bus et retourne... dans le village où je devais descendre, à l'origine. J'erre un peu partout et finis par trouver un endroit où déjeuner... là, je peux confirmer que la Malaisie, c'est pas cher! J'ai du payé moins d'1 euro pour un repas plus que complet! Et les femmes, pas habituées à avoir des étrangers... et encore moins des étrangères, m'en redonnent!!!! En fait, j'ai découvert le soir, en rentrant à l'hôtel, que je m'étais retrouvée dans un village où les touristes ne vont pas du tout! Ca explique pourquoi tout le monde me regardait comme ça!!!!

Après 1h dans le village, le regard de tout le monde commence à me peser et je décide de rentrer à Melaka pour visiter le reste de la ville que je n'avais pas vu...

Le reste de la journée, je me suis donc promenée dans les rues touristiques de Melaka... le quartier hollandais et portugais. C'est joli... mais pas transcendant, selon moi...


Après plusieurs de balades, je suis rentrée à l'hôtel et ai eu le plaisir de trouver l'autre réceptionniste. Une femme de 37 ans, qui venait de divorcer... 4h plus tard, je rejoignais ma chambre, persuadée que quels que soient l'origine, la religion, l'âge,... toutes les femmes font face à des situations similaires. Tout ceci n'est pas question d'origine, mais une question de personnalité. Ce soir là, j'ai juste rencontré une personne qui avait eu une expérience similaire à la mienne... et ai eu l'impression de rencontrer quelqu'un avec qui je pourrais partager une période d'amitié... on verra si je retourne en Malaisie!


Après de longues hésitations, ce matin, j'ai décidé de ne pas faire la fameuse balade touristique mais de me poser, tranquille... pour réfléchir! Je me suis levée complètement angoissée à l'idée de rentrer en France! Après quelques heures paisibles, j'ai décidé de prendre un bus, plus tôt, pour retourner sur Kuala Lumpur... et bien, c'était une excellente idée!!!! Bon, tout a commencé avec l'étrange chauffeur de bus que nous avons eu... sur les 2 heures de trajet, je n'avais pas le moindre doute sur le fait que je n'étais plus en Australie! Fini le sérieux anglosaxon... le mec nous met la musique à fond, roule à toute allure et parle tout seul! Et la musique... de la house music! J'en croyais pas mes oreilles... Bon, avec les bouchons, on arrive à Kuala Lumpur à 16h30. Là, dans la gare routière, je cherche désespérément comment aller à la gare centrale... et là-bas, vous demandez à personne de vous aider car tout se paie! C'est un coup à se retrouver dans un taxi qui va dans la direction opposée! Bref, je galère, me retrouve dans un parking... et là, un mec me propose son aide. Il a l'air honnête, alors je le suis... bonne idée! il me montre la gare! Je peux enfin rejoindre Central! J'y arrive après quelques galères de train. Un déjeuner à moins d'1€, encore... (les mecs sont ravis car je leur dis que je veux tout essayer!!!) et je trouve les bus qui vont à l'aéroport! Succès! Sur Internet, j'avais lu qu'il fallait voyager avec la compagnie "Skybus"... heureusement, car quand on arrive en bas, y'a les mecs qui se jettent sur vous en vous disant que leur compagnie est meilleure... impossible d'avoir plus d'info que ça, car vous ne payez qu'en arrivant à l'aéroport!!!! Bref, je monte dans le skybus. J'étais super en avance... et j'aime pas ça!!!
On roule... et environ 35 minutes après, le bus s'arrête... je me demande ce qu'il se passe... est-ce à cause de l'orage? (je vous rappelle que je suis allée en Malaisie pendant la saison des pluies!) non... les autres voitures et bus continuent d'avancer...25 minutes après, nous sommes toujours à l'arrêt... pas la moindre info! Et moi qui me demande depuis le début si je suis bien dans le bon bus!!!! Bref, un autre bus arrive, nous récupère... et on reprend la route. Je commence à souffler quand je vois "airport" sur un panneau. J'ai toujours de l'avance. Mais c'est quand même cool de savoir que je vais dans la bonne direction! Mais... soudain, on tourne. A droite, c'est marqué "terminal LCC", à gauche "terminal". Nous on prend à droite... et là, je me demande pourquoi... bah oui, je sais pas pourquoi, "terminal", ça sonne mieux... mais bon, on roule et je vois un avion qui décolle... alors, je me sens rassurée! On arrive à l'aéroport. Il me semblait mieux de l'intérieur... mais bon! Je rentre et là, je ne reconnais rien du tout! Je cherche l'endroit où j'ai laissé ma valise 3 jours avant, mais ne le trouve pas! Alors, je vais au bureau d'information et découvre que je ne suis pas au bon endroit! C'était bien dans l'autre terminal qu'il fallait aller! Bon, heureusement, y'a des bus qui rejoignent les 2 terminaux! Bref... avec tout ça, bah j'avais plus tant d'avance que ça! D'autant plus que s'arrêter en Malaisie c'est pas la meilleure chose pour voyager léger! Je vous passe le problème des 30kgs de bagage au lieu des 20kgs...

Mais bref! après toutes ces mésaventures, me voici à l'aéroport... je vais prendre un avion qui va m'éloigner encore plus de l'Australie... dans quelques heures, je serais de retour en France... l'inconnue sur comment je vais me sentir, après avoir éviter ce retour pendant 2 ans 1/2!

Affaire à suivre...

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Le temps du retour…

  • Apr 20, 2008
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Incroyable ! J’ai quitté l’Australie pour rentrer en France ! Je suis sûre que plusieurs d’entre vous n’y croyez plus !!!! Certes, je ne l’ai pas fait en une fois… j’étais tellement angoissée à l’idée de rentrer que j’ai tout de suite accepté quand l’agence de voyage m’a proposé un trip avec un arrêt de 3 jours en Malaisie, sous prétexte que c’était moins cher ! Soyons honnête… si le billet m’a coûté beaucoup moins cher, j’ai réalisé en associant tous les coûts qui étaient associés, que ce n’était pas si rentable !

Enfin… me voilà donc à Malaka ! Qui l’eu cru ? J’ai quitté Melbourne à minuit ¼, la nuit dernière et ai atterri à Kuala Lumpur à 6h30 du matin… et là, j’ai soudainement décidé que je ne voulais pas rester ! Que je voulais rentrer… alors, j’ai essayé de changer mon billet d’avion… mais il fallait que je me pointe à l’embarquement à 20h30, ce soir, pour savoir s’il y avait des dispos ! Alors, je suis peut-être barjo… mais attendre toute 1 journée pour un oui potentielle… non merci ! Ca faisait 1 semaine que tout le monde me disait de quitter Kuala Lumpur aussitôt ! Alors, attendre signifiait que je ne pouvais pas quitter la ville ! Bref… j’ai pris ça comme 1 signe du destin et j’ai pris la route de Malaka… en bus !

Ce qui m’a le plus choqué en arrivant ici, ça a été la végétation ! Pas de doute sur le fait que ce soit 1 pays tropical ! Des palmiers partout ! Et des arbres gigantesques ! C’est magnifique ! Pour cette fois, il va vous falloir me croire sur parole car mon appareil photo a décidé de prendre sa retraite après près de 3 ans de bons et loyaux services ! Si je suis bonne et que je dépense pas tout mon argent en Malaisie, on verra pour un investissement en Duty Free.

Bon, c’est ma 1ère journée ici, donc c’est pas facile d’écrire beaucoup sur la Malaisie… Mais je suis partagée. Kuala Lumpur… bah, c’est grand ! Très grand ! Et les mecs, ils voient les touristes comme des porte feuilles ! Ca m’a rappelé Hammamet, quand on était allés dans la Medina. Les mecs se jettent sur vous, pour n’importe quoi. « Tu veux un taxi ? », « Tu veux un renseignement ? », etc… Lorsque je me suis finalement retrouvée dans la gare routière, je n’ai plus parlé. (Si, Si !!!! Moi !!!). Bon, la route entre Kuala Lumpur et Malaka… je vous en dirais pas grand-chose car j’ai bien fini ma nuit ! 2h de bus, faut en profiter, non ? Alors, le bus, à Malaka, il arrive dans un espèce d’énorme centre commercial, à 15 min en voiture de la city… une galère sans nom pour trouver la moindre info. Des odeurs épouvantables… j’ai failli faire demi-tour, direction Kuala Lumpur et l’aéroport ! Mais bon… j’ai essayé de me raisonner et de me dire que cette expérience serait bonne pour moi … Depuis mon départ de France, ce n’est pas la 1ère fois que je me dis que je suis barge et que je devrais renoncer, mais que je ne fais pas… et jusqu’à présent, je n’ai regretté aucun de mes choix ! (Quoi que les 40 piqûres de moustiques qui couvrent maintenant mon corps pourraient amener à une pensée différente !!!!)

C’est marrant… je suis assise dans mon hôtel et je réalise que j’ai oublié de vous dire à quel point on sent l’influence australienne dans ce pays ! D’abord, j’ai eu un doute quand j’ai vu les voitures… j’étais surprise de m’être réhabituée si vite à voir les voitures de l’autre côté… bah, c’est juste parce que les voitures roulent à gauche aussi ! Puis, les magasins sont les magasins australiens. La plupart des personnes parlent plus ou moins anglais… et là, je suis en train d’écouter le plus fameux chanteur Australien… Paul Kelly ! Et vous qui êtes en France, vous ne savez pas de qui je vous parle, n’est-ce pas ?

Bon, revenons en à Malaka ! Alors, j’ai fini par quitter ce centre commercial étouffant pour trouver 1 chauffeur de taxi qui m’a pris une fortune pour m’emmener en ville. J’étais tellement démoralisée et énervée de transporter mes 2 sacs que je lui ai demandé de m’aider à trouver un hôtel… et il m’a emmené dans un hotel dans Chinatown… pas de bol, j’ai pas eu de réponse ! Alors, il m’a fallu reprendre la marche avec mes sacs… quand j’ai vu 1 hôtel qui avait l’air un peu chic… mais je me suis décidée à tenter quand même. Alors, je confirme que l’Asie, c’est pas cher ! Pour moins qu’une chambre à 6 personnes, dans un backpacker en Australie, j’ai eu une chambre pour moi toute seule avec salle de bains et toilettes ! (Heu, par contre, j’ai halluciné… la douche est textuellement au dessus des WCs ! On perd pas d’espace ici…).

Bref… me voilà installée dans Chinatown. Alors, je suis allée me promener dans l’après-midi. Et là, ce qui me fait le plus halluciner c’est la proximité entre les religions buddhistes et musulmanes. C’est hallucinant. Temples et mosquées sont les unes en face des autres. Et ce qui me plait, c’est que c’est sans la moindre animosité. En fait depuis mon arrivée ici, on voit qu’on est entre l’Asie et l’Inde. Que ce soit au niveau des personnes, de la cuisine, des religions, on ressent l’influence de tout !Et demain, je vais aller explorer la partie apparemment influencée par les hollandais… Eglises… Par contre, déception ! Y’a pas de plage ici ! Moi qui espérais arriver en France toute dorée !!!! :’(

Bon… et la France, justement ! Vous vous demandez tous comment je me sens… en fait, dans mon dernier email, je vous disais que j’allais faire des festivals en France, pour aider Hamish… je n’ai pas été suffisamment claire, je pense, car j’ai eu plein d’emails de soutien !!! Non, non, en fait, je suis contente de rentrer… pas parce que j’avais envie de rentrer… mais parce que je rentre pour repartir sur de meilleures bases ! En fait, pour ceux qui n’ont pas suivi, je vous rappeller qu’Hamish est mon coloc. C’est de son festival que je m’étais inspirée pour le mien. Et c’est de son festival qu’est née la société de toilettes compostes qu’il a créée. En Australie, il est le seul à faire ça… et pour la 1ère fois, cette année, il a obtenu des contrats en Grande-Bretagne et moi, j’essaie d’en trouver en France et en Suisse, en 1er lieu… Bref, depuis maintenant près d’1 mois ½, je bosse pour Hamish… et je fais un peu tout. L’idée, c’est de structurer un peu tout le business. Car si c’est un mec génial, c’est surtout un bordélique sans nom ! Et gérer une société dans ces conditions, c’est pas évident ! Bon, pour l’instant, rien n’est fait… il nous reste à faire toutes les demandes de visa et ça peut prendre un peu de temps… mais l’idée est belle et bien que je rentre en Australie mi-août ou fin août au plus tard ! Donc, je rentre en France, mais je vais pas trop glander… on a environ 3 mois pour prouver que je suis une pièce maitresse pour Natural Event !!!! Je vous assure qu’ils sont pas faciles à convaincre, ces Australiens !!!!!

Concernant mon départ d’Australie… bah, c’est curieux, mais je ne réalise toujours pas ! Les dernières semaines j’ai été tellement occupée, que je ne les ai pas vu passées! Vendredi soir, j’ai décidé d’organiser une soirée d’Au-revoir… juste au cas où ! Franchement super ! Plein de monde est passé… mais curieusement, on a pu voir qu’on avait une forte connexion entre Français car nous étions majoritaires ! Mais quand même… les personnes sur qui je comptais sont venues ! Alors, je n’ai pas été déçue ! Par contre, le champagne m’a fait voir ma dernière journée sur Melbourne de façon moins triste… je crois que mon cerveau a eu du mal à analyser toute la journée ! Au point que j’en ai même oublié mon portefeuille au Duty Free ! Heureusement qu’une folle envie de coca m’a prise et que j’ai réalisé que je n’avais plus 1 centime dans mon sac !!!!! Pffff !! Faut pas boire trop de champagne !

Bon, et pour ceux qui se demandent pour la musique et le festival… bah, je continue ! Et plus que jamais ! En faisant les festivals avec Natural Event, et ben, je vais continuer à améliorer ma connaissance du monde de la musique en Australie ! Puis, en revenant en France, j’ai décidé de donner un coup de mains à un groupe qui a joué à mon festival : Belle Rosco ! D’ailleurs, pour ceux que ça tente, je pense que je ferais une fête de retour le samedi 24 mai, car c’est le soir où Belle Rosco joue au Divan du Monde. Et avant ça, il y a des risques pour que je sois pas mal coincée sur Rouen (faut que je travaille quand même !!!! Mais si y’en a qui veulent venir me voir, on arrivera à gérer pour l’hébergement, pour sûr !!)

Bref… dans 2 jours, je suis sur Paris ! Mon père a adoré la nouvelle de l’avion qui atterrit à 6h30 du matin… mais le pire est probablement le café avec Chloé dans Paris !!!! Non, non, Chloé, c’est pas toi le problème ! C’est l’autre élément… Paris !!!!! Car oui ! Chloé m’a envoyé les photos du festival et donc je vais les mettre en ligne quand je serais chez mes parents ! Enfin, si j’arrive à m’échapper quelques minutes ! Car je les soupçonne de m’enfermer dans ma chambre !!!! Si vous n’entendez plus parler de moi, je vous en supplie, venez me délivrer !!!!!

Sur ce, je vous laisse, il me faut me trouver un endroit où les moustiques vont m’oublier ! Car c’est maintenant 50 piqûres ! Je vais êtres complètement défigurée à la fin de ce week-end !

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L'heure du bilan

  • Mar 22, 2008
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Bonjour à toutes et tous,

Et voilà... l'heure du bilan a sonné! Et bien, je l'ai fait ce festival!!!! C'était il y a 3 semaines, déjà! C'est fou comme le temps passe vite! 2 jours de fête, avec un temps magnifique, une ambiance super, de la musique en permanence, etc... pas de doute, aucun regret! Désolée, je n'ai pas les photos à vous montrer... il faut demander à Chloé! Mais vous qui êtes en France avez plus de chance de la voir, que moi!!!! Car elle est rentrée!

Bon, avant d'en revenir plus en détail sur le festival, j'annonce la nouvelle pour les plus fainéants... c'est à dire ceux qui n'arriveront pas à la fin de mon email... il y a une probabilité assez forte pour que je rentre en France le 21 avril... puisque je dois quitter le territoire pour le 20 avril, au plus tard! Et comme j'ai un ami qui se fiance le 19 et que j'ai un autre ami qui fait une grosse soirée ce jour là aussi... bah je peux pas partir avant cette date! Bon, pour les plus courageux, vous aurez le détail de l'histoire dans la suite de cet email! Mais croyez moi... JE VEUX PAS RENTRER!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! :'(

Bon, alors, un petit retour en arrière! Vous vous souvenez ma petite histoire sur comment j'ai trouvé mon travail (enfin comment le travail m'a trouvé), sur le temps partiel... puis celui sur la nécessité de poursuivre ses rêves... et ben, il y a une suite! Donc, comme prévu, j'ai intégré la boite qui m'avait chassé comme pas possible. Ca m'avait couté d'accepter de retourner travailler en IT... mais je savais que je le faisais pour le visa... mais pour être honnête, commencer un travail, à 2 mois du festival était complètement ridicule! Comment aurais-je pu vraiment m'impliquer alors que ma tête ne faisait que de se concentrer sur ce que je devais faire, les sponsors  contacter, les communications à faire, etc... Début février, c'est devenu insupportable quand on a commencé à travailler comme des fous sur la réalisation d'un catalogue (super ennuyeux). La boite semblait avoir oublié que je n'étais payée que pour 3 jours par semaine... ils attendaient de moi, au moins autant de travail que le mec qui était là avant avec ces 5 jours et un assistant!!!! Bref, la fatigue n'aidant pas, je les ai rappelé à la réalité et leur ai expliqué qu'entre eux et le festival, le choix était vite fait... je vous laisse deviner! Ils ont fait ce qu'ils ont pu pour me retenir, jusqu'à la finalisation du catalogue puis m'ont... remercié! 10h du matin, j'étais de retour à la maison! Je vous assure que même quand vous n'aimez pas le boulot et que vous pensiez partir et ben votre amour propre il en prend un coup!!!!! Et puis, surtout, à ce moment là, gros stress, puisque les conditions du visa, c'est: il faut quitter le territoire 28 jours après la cessation du contrat... ce qui était le 13 mars!!!!! Mais, ça, je ne l'ai découvert qu'hier! Et le stress c'est que si vous dépassez, c'est 5 ans sans pouvoir revenir en Australie! Vous imaginez ça? Comment je fais un festival français en Australie, si je suis pas autorisée à revenir? Bon, là, j'ai vraiment fait un raccourci! Pierre, je suis sûre que t'apprécies!!!!
Mais en gros, hier, quand j'ai découvert que l'immigration avait été prévenue le 15 février, j'ai été prise d'un coup de panique! Je me voyais déjà envoyée par les flics, dans l'avion, sans avoir le temps de vider ma maison! Pas cool! Heureusement, le mec de l'immigration a été compréhensif et m'a autorisée à rester jusqu'au 20 avril! Au moins, ça me laisse un mois pour trouver une solution pour rester ici!!!!

Bref, à moins d'un coup de chance, il y a une probabilité assez importante que je sois de retour en France, le 21 avril... en même temps, l'idée de quitter l'automne pour le printemps ne me déplait pas trop!!!!! Et puis, l'idée est belle et bien de ne rester que quelques semaines! Le temps d'obtenir un visa étudiant pour revenir ici!!!!! Bah oui, je laisse pas tomber l'idée de l'agence de booking, ni le festival! Il me faut plus qu'un petit problème administratif pour me faire baisser les bras!
Bon par contre, si l'un de vous entend parlé d'un petit boulot commençant début mai, pour 1 mois ou 2, je suis preneuse! Parce que je suis complètement fauchée!!!!! Puis comme vous le savez, je suis capable de faire un peu de tout, maintenant!!!

Bon, sur ce, revenons en au sujet intéressant!!!! Le FESTIVAL! Bah oui, c'est quand même bien la raison de tout! Alors, comme je vous disais, je suis super contente du résultat! Je mentirais en disant que c'était parfait! Non! Il y a définitivement plein de choses à améliorer, que ce soit au niveau de l'organisation ou de la communication et de la négociation avec les partenaires... mais question contenu et les personnes que nous avons obtenu, nous ne pouvions vraiment pas rêver mieux, pour cette 1ère édition. Le festival avait lieu à environ 2h30 de voiture de Melbourne. Malgré ça, 250 personnes nous ont rejoint sur les 2 jours. La musique a commencé (un peu péniblement, je vous l'accorde... le mec avec la sono est arrivé avec 4h de retard!!!!! J'étais au bord de la crise cardiaque!!!!!) à 13h... le dernier groupe a terminé à minuit. Ensuite, des DJs ont pris la place sur la grande scène (en fait, c'était un dôme), pendant que certains musiciens se sont lancés dans un jam, près du bar. Au final, la fête a continué jusque 5h du matin! En parallèle, les courts métrages ont été diffusés de 21h30 à 1h du matin... et les ateliers se sont enchainés pendant l'après-midi. Le dimanche, nous avons remis ça de 11h à 17h...
Pour ma part et ben... je courais partout avec mon talkie-walkie! Et ben, j'adore les talkie-walkie, moi!!!!!! Le samedi, je n'ai commencé à profiter de la musique que vers 1h du mat, et le dimanche vers 15h... mais qu'est ce que je me suis amusée! J'adore le speed de l'organisation. Il faut réfléchir vite, trouver une solution à tout problème qui se présente, anticiper ce qui peut arriver, s'assurer que tout le monde est content! Bref, vraiment que de bonheur! Je suis aussi devenue une experte du micro!!!! Moi qui détestais ça, je peux maintenant vous faire de longs speachs (en anglais, en prime), quel que soit le nombre de personnes! Bon, faut dire que les interviews radios m'ont aidé à dédramatiser la chose! D'ailleurs, maintenant qu'on en parle, je ne dirais pas non à une carrière de présentateur radio, moi! C'est super cool!!!!! Mais ne nous éparpillons pas!

A la fin du week-end, j'avais conscience des lacunes d'une 1ère année... vous savez toutes ces petites choses qui vous semblent évidentes... mais qui ne le sont pas!!!  Pour l'année prochaine, il y a déjà 4 leçons minimums que je vais intégrer:
     1) faire la promotion du festival entre 3 et 4 mois à l'avance! Pas la peine d'avoir le programme complet! Avoir le concept est suffisant!
     2) Inciter au maximum à la prévente... tickets moins chers pour ceux qui achètent longtemps à l'avance (mais ça, ça va avec la comm 3 ou 4 mois avant)
     3) Contacter les sponsors dès maintenant, car les process de décision sont souvent très longs!
     4) Trouver qq'un pour gérer le marché, dès que possible! Car c'est qq chose d'essentiel et de vachement plus compliqué que je ne le pensais!!!!

Mais comme tout le monde le sait... on n'apprend que de ses erreurs! Et ne nous leurrons pas... Charlie et moi ne referons pas les mêmes erreurs l'an prochain... mais nous en ferons d'autres! C'est sûr!!!!!

Bon, sur ce, je vais vous laisser. J'aurais adoré vous montrer des photos par la même occasion... mais je n'en ai pas! Donc, pensez à consulter mon blogt (http://stephanieinaustralia.vox.com) dans les jours qui viennent! Car je compte bien m'en occuper!

Et puis bah... peut-être au mois prochain!!!!

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De rêve à réalité...

  • Feb 2, 2008
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Bonjour a toutes et tous,

Comment commencer un tel email? Aucune idee... Aujourd'hui, c'est de reves qui deviennent realite, que je veux vous parler! Car c'est bien de ca qu'il s'agit...

Certains d'entre vous ont entendu parler de mon projet de festival, au tout debut! Juin 2006... Les 1ers mois ont ete la naissance d'un projet. La decouverte, pour la 1ere fois, de ce que c'est que d'avoir un reve... Et surtout realiser qu'il est possible de transformer ses reves en realite.

J'ai fait des choix, ces 2 derniers annees. Je me suis installee dans un pays different, ai accepte n'importe quel petit boulot... mais je me suis surtout decouvert! Et le festival a evolue avec moi... D'une envie de faire la decouvrir la musique francaise en Australie, je me suis decidee a partager avec les personnes du pays dans lequel j'ai decide de m'installer, un morceau de ma vie, une partie de ma culture!! Le festival n'est plus uniquement des groupes qui se suivent. Non, il y a tout un concept derriere... Nous avons decide de creer un petit village francais, pour le temps d'un week-end. Et c'est marrant de penser ca alors que je me suis installee a l'autre bout du monde... et qu'une grande partie des personnes qui m'aident en ont fait autant!

Mais il nous faut le reconnaitre... Si nous sommes tombes sous le charme de l'Australie, il y a un petit quelque chose d'autre dans la culture francaise, qui vaut la peine d'etre partager! Quoi? L'art de la fete! L'art de recevoir! L'art de partager! Et l'art tout court...

Au cours de ces dernieres semaines, je passe de plus en plus rapidement par des hauts et des bas. Entreprendre la creation d'un projet tel que celui-ci n'est pas evident... Et comme vous vous en douter, le plus difficile est le probleme financier! Et oui... toujours le nerf de la guerre! Que ce soit les entreprises ou le gouvernement, les gens veulent voir une 1ere edition du festival avant de donner un coup de mains (ca vous etonne si je vous dis que j'entend essentiellement par la, les entreprises francaises?)... Combien de fois ai-je eu la reponse "c'est un super projet! Bonne chance! On aimerait vraiment vous aider... mais on a des comptes a rendre... Faites le festival cette annee, et l'annee prochaine, nous essaierons de vous aider!"... Ca m'a rappele ma 1ere recherche d'emploi... "Recherche chef de projet JUNIOR. 25 ans, bac +5, 5 ans d'experience min". Et comment je la trouve ma 1ere experience, moi?

A cause de l'argent, je m'etais donnee jusqu'au 31 janvier pour prendre une decision, quant au festival... Et oui, sans argent, rien n'est possible. Ces dernieres semaines, j'ai comble avec mon argent... en attendant de trouver des sponsors. Nous en avons trouve! Mais pas assez!!!! Il nous manque encore de l'argent pour pouvoir assurer les frais prealables au festival. La comm, les avances de certains fournisseurs, l'assurance... des tonnes de petites choses qui ne peuvent pas attendre!

Voila... vous l'aurez compris! Si je vous ecris aujourd'hui, c'est pour vous demander un support financier! Combien? Bah honnetement, juste 5 ou 10 euros nous aiderait considerablement!!!!! Car mis bout a bout, ca nous donnera les financements necessaires pour les 2 ou 3 semaines qui viennent... Bon, bien sur si vous vous sentez transporter par le projet et que vous voulez donner plus, moi, je dis pas non!!!!!!

En fait, cet argent viendra completer l'argent que nous obtiendrons du Fund Raising qui nous faisons le 15 fevrier, dans un bar de Melbourne (pour les francais, d'Australie j'annonce officiellement une enorme soiree au Glass House Hotel, a Collingwood, vendredi 15! Tout le monde est le bienvenu! Live bands, DJs, BBQ, etc... Une nuit de folie! Plus d'info dans un prochain email).

Pour ceux qui me prennent pour une barge d'ecrire un mail comme celui-ci, sachez que ... je comprend! Et je ne m'offenserais pas! Je n'arreterais pas de vous aimer ... ni meme de vous envoyer mes emails pour cette raison! Cette demande est pour tous les "barges", qui comme moi, croient en la possibilite de voir les reves se realiser!!!!

Si dans votre entourage, vous avez des personnes qui croient a la necessite de realiser ses reves ou qui meurent d'envie d'aider au developpement de l'image de la France a l'etranger, et bien n'hesitez pas a leur faire suivre cet email!!!!!

Voila... Qui sait? Peut-etre l'annee prochaine serais-je capable de vous envoyer le tee-shirt du Chic Frog Festival, grace a ce petit coup de mains!

Et puis, derniere chose! Si autour de vous vous connaissez des personnes dans des entreprises qui pourraient etre interessees par la sponsorisation d'un evenement francais en Australie, n'hesitez pas a me mettre en contact avec! Je leur enverrais plus d'info!

Et surtout, n'oubliez pas de passer sur le site web: www.lechicfrogfestival.com!!!! Desolee, la partie francaise n'est pas emcore completement a jour (et il manque encore de l'info sur la partie anglaise), mais au moins vous pourrez en decouvrir plus sur le festival et... apprecier le travail de Walter!!!! (et ceux qui aiment la video, vous pouvez checker le travail d'Alex et Chloe www.youtube.com/watch?v=iyrP1avfp3k


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Joyeuses fêtes de fin d'année

  • Dec 18, 2007
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Pour commencer par la fin... pour ceux qui n'auront pas le courage de tout lire: Je vous souhaite à toutes et tous, d'excellentes fêtes de fin d'année!

Voilà des semaines et des semaines... ou devrais-je dire des mois et des mois, que je pense à vous donner de mes nouvelles... mais... Je n'ai même pas d'autre excuse que celle d'avoir été résolument occupée! Il m'aura fallu de nombreux emails, ces derniers temps, pour me décider à vous écrire! Alors, merci Valentin, tu as été l'élément clef!!!!

2 ans en Australie...

Donc... oui, je suis toujours en Australie!!!!! J'ai d'ailleurs fêté mes 2 ans ici, dimanche dernier! Qui l'eu cru? Très amusant... vendredi soir, dans le tram, j'ai rencontré un français qui vient à peine de débarquer à Melbourne. Il travaille chez PwC... et il se trouve qu'il a travaillé avec Jérôme, chez Inéum, il y a encore quelques mois... Et Jérôme a été la personne m'ayiant poussé à regarder les visas avant de partir... Comme quoi le monde est petit!


... et quelques années de plus en prévision!

Bref... oui, je suis toujours en Australie! Et non, je ne vais pas rentrer de si tôt... Bon, vous l'avez suivi, j'ai eu des problèmes de visa, cette dernière année... Et bien, il semble que le problème se résolve "presque" de lui-même! Je dois vous avouer qu'au cours des derniers mois, j'avais imaginé des tonnes de solution: le mariage (bon, oui, je suis toujours célibataire... mais j'ai plein d'amis!!!!), les études (pour avoir un visa étudiant), quitter le pays et revenir en visa touristique... encore... Bref, un peu tout!
Mais ce que je n'avais pas prévu, c'est qu'une agence de recrutement allait trouver, sur Internet, mon CV, que j'avais mis il y a 1 an 1/2 pour me proposer un travail chez un revendeur informatique, en tant que "software category manager" (ou quelque chose comme ça...).
Bon, soyons honnête, j'étais vraiment sur le point de raccrocher au nez du mec en lui disant que j'en avais pas envie de son boulot dans l'IT... mais bon, j'ai écouté. Le salaire était bon, alors je me suis dit pourquoi pas... Mais quand je me suis rendue dans les locaux, pour un entretien, la déprime! 2h de transport entre le tram, le train, le bus... Je me suis retrouvée dans une banlieue au milieu de nulle part... Pour ceux qui sont allés dans les bureaux de Microsoft aux Ulis... bah, c'est pareil! Sans voiture, c'est la misère! Une zone industrielle! Moi qui suis habituée à Fitzroy... Bon, c'est du détail, mais quand même! Un entretien de 2h, le mec qui m'explique que le but de sa vie est de faire de plus en plus de profit... Une seule envie, m'enfuir! On est bien loin de mon mode de vie actuelle, avec ça...Malgré tout, des aspects intéressants dans le poste... et surtout, la possibilité de faire un temps partiel (3 jours par semaine, jusqu'au festival) et un visa! Samedi, dimanche, lundi... un doute! Quand l'agence de recrutement me recontacte, le lundi pour me dire que j'ai le poste... je demande un 2nd entretien, de façon à rencontrer l'équipe... Honnêtement, le vendredi matin, en y allant, j'étais persuadée que j'allais refuser! J'étais sur le point de m'inscrire à la fac, bosser pour Hamish et ses toilettes, en parallèle... Bon, il me fallait emprunter pour les études... mais c'était possible. Mais non! L'équipe que j'ai rencontrée était sympa. Dans la 30aine, travaillant en musique... Le gros dilemne!!!! Je n'étais plus sûre de moi! D'un côté le monde de la musique mais la précarité, de l'autre l'informatique mais un visa... Pas évident de trancher! A la fin de ce 2nd entretien, j'avais toujours le poste... mais j'ai encore demandé à réfléchir car le mardi, j'avais un RDV avec les 2 directeurs de la formation qui m'intéressait... Et il se trouve qu'ils m'ont proposé d'étudier à temps partiel, du fait de mon expérience en marketing et du festival! Bien décidée à ne pas lâcher le monde de la musique, j'ai rappelé la compagnie et ai accepté le travail à condition qu'ils me laissent étudier en parallèle... Ils ont dit oui... J'ai accepté!

Donc, en bref... j'ai trouvé 1 boulot qui va me donner un visa... Jusque mi-mars, je bosse 3 jours par semaine. Après, 4 jours par semaine. Et en parallèle, j'étudierais le music business... car pour la 1ère fois de ma vie, j'ai un objectif à moyen terme: ouvrir une agence de booking pour artistes français souhaitant venir en Australie! Et pour ça, il me faut rester ici... et même si les études ne sont pas essentielles pour travailler dans ce domaine, elles me permettront de conserver le pied dans l'univers de la musique!

Voilà... donc, hormis pour les vacances, vous ne devriez pas me revoir avant un bon moment! Mais la bonne nouvelle, c'est que ça vous laisse plein de temps pour venir me voir!!!!! (Julie, ça me fait penser que je serais donc à Melbourne quand tu viendras! Donc, pas besoin de réserver un hôtel, vous êtes les bienvenus à la maison!!!!)

Bon... en même temps, rien n'est fait! Les papiers sont entre les mains de l'avovate... ça prend un temps monstrueux, tout ça! A ce rythme, je serais à la retraite avant d'avoir mon visa!!!!


Bon, ça, c'était côté boulot...


Un festival sur les roues...

 Le festival, maintenant! Car c'est bien ce qui occupe ma vie, de façon générale!!!!! Et bien, non, pour ceux qui pouvaient se demander, je n'ai pas laissé tomber! Les choses avancent... doucement mais sûrement! Je pense que de toutes les choses que je pourrais faire dans ma vie (hormis les enfants, bien sûr!), c'est le projet le plus formateur de tous!
J'apprend l'humilité (revoir la taille du festival à la baisse et admettre que pour cette 1ère année, il me fallait travailler avec des groupes locaux a été une étape très difficile), la persistance (certaines personnes ici utilisent le mot "obstinée" pour me définir... je crois que persistance est plus adaptée. Obstinée est trop proche de "butée"), etc...

Vivre avec Hamish a ça de bon, que j'ai appris à suivre ses conseils...Plusieurs fois, quand j'étais à 2 doigts d'abandonner, je lui ai demandé comment il avait fait pour aller au bout du projet... il m'a juste expliqué qu'il s'était vu dans le futur et qu'il savait que ça allait arriver... C'est ce qui s'est passé. Il a mis l'énergie qu'il fallait, a rencontré les bonnes personnes au bon moment... et son festival a existé. Attention, je ne dis pas qu'il faut être passif et juste croire que les choses vont se faire d'elle même. Non, il faut juste croire suffisamment en son projet pour ne pas lâcher prise dans les moments difficiles.

Au cours des semaines qui se sont écoulées, j'ai rencontré plein de personnes fabuleuses qui m'aident plus ou moins sur le projet: Charlie qui me fait la logistique et me donne les tentes (vous verrez les photos!), John et Andy qui vont faire le son et la lumière, Hamish pour ses toilettes, Berto pour ses conseils en marketing et média, Lisa qui m'apportent ses feed-backs, Anna, Cédric, Adrien, Niko, tous musiciens, Elodie pour les courts métrages, et j'en oublie plein (désolée, c'est juste que je veux finir cet email avant de partir!!!!). Je me retrouve là où il le faut, sans le vouloir: à une soirée de la FACCI, je rencontre le président de l'association des vignerons du Victoria. En allant faire du babysitter, les personnes de l'association des profs de français du Victoria... Des petites choses qui misent bout à bout me prouvent que je suis sur la bonne voie... malgré tout ce qui reste à faire!

Je dois reconnaitre que le projet a considérablement évolué par rapport à ve que j'avais tout d'abord imaginé! Le nombre de personnes, le nombre de groupes, la taille des groupes, etc... Je pourrais passer des heures à vous parler de comment et pourquoi les choses ont évoluées... mais malheureusement, je n'ai pas le temps...

En fait, lorsque j'ai commencé à pensé au projet, je pensais musique française venant de France... pour cette 1ère année, ce sera musique française venant d'Australie... Et oui, il m'a fallu apprendre à travailler avec les ressources sur le territoire. Mais en même temps, des musiciens français de qualité, il y en a ici... alors pourquoi pas?

J'ai aussi appris à travailler sur le concept... Ce que nous faisons, ce n'est pas un festival de musique française, mais un festival de culture française... la différence est énorme! L'idée est de créer une mini France, ici... ca ne veut donc pas dire que nous avons besoin d'amener toutes les ressources de France... En revanche, les français d'Australie sont mis à contribution! Chacun est le bienvenu pour apporter sa pierre à l'édifice! C'est difficile d'expliquer ce concept juste en quelques minutes... Mais imaginez la création d'un petit village français, dans les Pyrenees, ici... Comment le voyez-vous? C'est un exercice de projection mentale... Mickael aimait les jeux de rôle... et bien, ça va être un peu le cas. Pour un week-end, toute personne présente sur le site autra l'impression d'être dans un petit village français avec sa boulangerie, sa charcuterie, sa fromagerie, le petit resto du coin, la musique, les enfants qui jouent dans la rue (tiens, peut-être qu'il faut que je pense aux bicyclettes...), etc... La musique sera de la musique d'un peu tous les genres, les courts métrages un mélange de tout, etc... bref, comme vous le voyez, c'est plus sur l'idée de la culture française que sur l'idée de groupes français qu'on travaille... C'est quelque chose qu'il m'a fallu accepté!


Et en bref...

Un 3ème nouvel noel en Australie... Pour celui-ci, et bien, j'ai enfin réussi à avoir un repas du 24 décembre! Enfin, j'espère (Non, Chloé, ce n'est pas contre toi!!!! Mais on a un peu merdé l'année dernière, non?)... Pour le 25, je ne suis pas fixée... Peut-être un repas avec les personnes qui comme moi n'ont pas de famille ou n'ont pas envie de passer Noel avec leur famille?
Pour le nouvel an... bon, là encore, un mystère... Un festival, une fête en ville... Je sais que Presse sera ouvert et que pas mal d'habitués seront là-bas... Alors, pourquoi pas?

A part ça, ben pas grand chose... J'aime toujours la maison dans laquelle je vis. On a vraiment trouvé un bon équilibre. On partage nos repas. On passe de longues soirées à discuter. Mais chacun reste indépendant... Je pourrais vous passer mes soirées à rire avec mes flatmates, à discuter de tout et de rien... mais ça ne se partage pas... Ca se vit. Je suis loin de la colocation que j'avais avec Andy et Bianca. J'avais aimé, pendant 1 temps. Ca correspondait à un moment de ma vie... Là, j'ai trouvé autre chose... Mais il n'est pas impossible que je passe à autre chose dans les mois à venir...


Voici donc quelques nouvelles. Je pense que j'ai oublié plein de choses... mais que voulez-vous, c'est pas facile de résumer 6 mois en quelques lignes... Promis, j'essaierais de vous donner des nouvelles plus rapidement, la prochaine fois!

Alors, avant de vous quitter, je vous souhaite à tous et toutes de très joyeuses fêtes de fin d'année. Félicitations aux nouveaux parents (Pierre et Amélie, Romain et Natalie). On attend des nouvelles des futurs nouveaux parents (Guillaume en avril, Laurent en janvier, me semble-t-il)... Et s'il y en a d'autres qui attendent des heureux événements ou des mariages, bah, donnez moi des nouvelles! Ca déprime un peu ma mère... mais moi j'aime bien les belles histoires!

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Les choses arrivent quand elles doivent arriver…parce qu'elles doivent arriver!

  • Sep 20, 2007
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J’aime à penser à mon expérience d’aujourd’hui… Comment vous expliquer ? Je ne suis pas sûre… je suis devenue complètement hippie … Ma théorie : les choses arrivent, quand elles doivent arriver et parce qu’elles doivent arriver ! Je vous explique… Aujourd’hui, je devais venir à Beaufort ce matin… Dimanche dernier, j’ai rencontré un français, Eric, qui m’a dit qu’il pouvait venir avec moi, si je pouvais venir l’après-midi. Le jour d’après, il m’a dit qu’il ne pouvait pas venir… trop tard. Il ne pouvait pas changer le RDV… Mais je ne me suis pas sentie de re-changer notre réunion… Alors, ce matin, je ne me suis sentie de rechanger tout… J’ai commencé tout ! Mon planning d’aujourd’hui : aller à Beaufort avec Eric (qui ne pouvait pas venir), rentrer sur Melbourne pour voir Richard… Hier, Eric me dit « ce n’est pas possible », ce matin Richard me dit « je suis malade, ce n’est pas possible »… et je me dis « pas grave… quelque chose m’attend »… Je me réveille… Quelques questions à poser àHamish (mr « Compost toilets » (J’adore mon flatmate), au sujet de l’organisation de festival (il a organisé le « Folk, Rhythm & Life » ou FRL, pendant 12 ans.. et sait donc de quoi on parle…), quelques réponses, au sujet du prix, du lieu… Midi, je quitte la maison, direction Beaufort. Mon objectif : voir comment le mec en charge de la culture peut m’aider. 25 min après… il a expédié notre RDV. Il a oublié que je viens de me frapper plus de 2h de train, juste pour le rencontrer. 30 min… expédié ! Je rencontre la personne en charge de la santé (enfin, c’est parce que je l’avais contactée avant)… qui décide de me faire rencontrer la personne en charge du planning… et là, découverte « pas possible d’organiser le festival sur la terre que j’avais prévue !!!! C’est une « reserve land » »… j’aurais pu être désappointée… mais non ! Cave Hill Creek était trop cher de toute manière !!!! Alors, il me fallait un autre endroit !!!!! Bref, j’étais venue à Beaufort en pensant qu’il me fallait un autre endroit…

La veille… Rich m’envoie un message me proposant de nous retrouver… Romantique comme je suis, j’avais bien décidé d’envoyer tout balader… mais ce matin, je reçois un message… apparemment, il était malade ! Vrai ou pas ? Franchement, je ne me suis pas posée la question plus de 30 millième de seconde !!!! La veille, j’avais reçu 1 message de Kiri me demandant si je venais toujours sur Ballarat ! 7h du mat, je lui envoie un message lui disant que je n’avais plus aucun impératif sur Melbourne et que je m’arrêterais… malheureusement, elle avait oublié son tél au bar. Kiri n’a dont eu le message qu’à 17h… juste quand mon RDV s’est terminé ! 1h en retard… Le lieu que j’avais prévu ne marchait plus… et je savais, d’après James qu’elle pouvait m’aider ! J’avais téléphonér Pete, juste avant  qui m’a rappelé pour me dire que ça ne marchait plus…J’arrive donc dans le bar de Kiri. Son amie est là. Son ancien boulot… organiser des évènements sur Ballarat. Elle ne vient jamais sur Ballarat. Mais ce soir, elle voulait montrer son travail à Kiri… et on se rencontre ! Brainsortming… endroits où organiser le festival, nom, prochaine réunion… et voilà de nouvelles personnes impliquées dans le projet !

Bref… organiser un festival, c’est ça ! Parler, rencontrer de nouvelles personnes… le tout, c’est de croire en son projet ! Parfois, c’est difficile… mais qui s’en inquiète ? Je me souviens d’une discussion avec Hamish sur quoi faire, comment conserver sa motivation, etc… Qui s’y intéresse ? Personne ! Hamish s’était vu plusieurs années auparavant, organiser le FRL… Je me suis imaginée, il y a quelques mois, sur le Chic Frog Festival… Une touche de Katia, de part le nom, une touche de Hamish, de part l’atmosphère, une part de moi, et une part de toute personne, qui comme moi, pense que les français ne sont absolument pas bourgeois, mais sont normaux ! Ce festival, il est comme moi… enfin, j’espère ! Simple ! Bon vivant… En travaillant sur ce projet, je pense à mes parents qui reçoivent la famille, leurs amis, etc… « à la bonne frenquête »…. Juste pour le plaisir d’être ensemble ! On s’en fout d’être rassasiée… l’essentiel, c’est d’être ensemble et de s’amuser, non ?

Bref… à tout ceux qui se demandent pourquoi je suis, pourquoi je fais ça… je dis, demandez à mes parents pourquoi tout le monde a toujours été le bienvenu à n’importe quel moment ? Comment est-ce possible d’organiser une soirée fabuleuse à partir de presque rien ? Ce n’est pas que mes parents… c’est ça la France… mais la France populaire !

Voilà… à tous ceux qui pensent, comme moi, qu’on peut faire la fête, avec presque rien…, vous êtes les bienvenus, les 1er et 2 mars, l’an prochain, pour nous rejoindre !!!!! Ce sera, je l’espère, dans les Pyrennees… mais peut-être autre part !!!!!

Dans tous les cas, rappelez vous : la vie est trop courte pour se faire chier !!!!!!!!! ENJOY !!!!!!!!!!!!!!

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Des milliers de choses à dire

  • Sep 7, 2007
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Il semblerait qu’aujourd’hui, je me sente dans une humeur d’écrivain ! Tant de choses à dire… Ces dernières semaines, chaque fois que je me suis retrouvée dans le tram, j’ai pensé à des choses que j’avais envie de partager avec vous…

Tout d’abord, il y a mes impressions sur le livre que je suis en train de lire. Cela s’appelle « Almost French ». C’est l’histoire, vraie, d’une journaliste australienne qui rencontre un français et décide de s’installer à Paris pour rester avec lui… Après des années de vie en France, elle a décidé d’écrire un livre sur son expérience française… Je dois reconnaître que le livre est marrant. Sur pas mal de points, je suis d’accord avec elle. Sur d’autres, je trouve qu’elle généralise trop son expérience à ce que sont vraiment les français… Mais de façon générale, ce que j’aime dans ce livre, c’est qu’elle reflète complètement quels sont nos sentiments quand on vit dans un pays qui n’est pas le sien. Les différences culturelles. L’éloignement de sa famille et de ses amis. La création d’un nouvel environnement. L’appropriation d’une nouvelle vie, d’un nouveau pays (comme le dit Xavier dans « L’Auberge Espagnole »)… Pour ceux qui n’ont pas expérimenté la vie à l’étranger et qui sont curieux d’en savoir plus, pas de doute, ça vaut la peine de le lire !!!

Allez, pour les plus curieux, je vais reprendre quelques points qu’elle aborde dans son livre sur les différences culturelles franco-australiennes…

1-     Les repas

Pas de doute, nous n’avons absolument rien en commun dans ce domaine ! Que ce soit sur l’heure des repas, la composition des repas, la façon de se tenir à table, etc… nous n’avons rien en commun !

L’heure des repas : Traditionnellement, en France, nous avons

-         1 gros petit déjeuner composé de pains, confitures, biscuits, céréales, yahourts, etc… bref, du sucré aux alentours de 7 ou 8h

-         1 déjeuner entrée / plat /dessert, que nous partageons généralement avec notre famille / amis (durant les week-ends et les vacances) et nos collègues (durant la semaine) aux alentours de 12 ou 13h

-         1 goûter (parfois)

-         1 dîner entrée / plat / dessert, plus léger,. mais relativement consistant pris aux alentours de 19 ou 20h

En Australie, les choses sont relativement différentes. Tout d’abord il y a la semaine : petit déjeuner (Vegemite / pain de mie et de temps en temps beurre de cacahuète avec 1 café « Latte »), la pause déjeuner ressemble plus à 1 « sushi roll » ou 1 sandwich avalés en 10 minutes en face de son écran et le dîner, pris aux alentours de 18h30 (forcément, sans pause déjeuner, je met qui que ce soit au défi de tenir plus longtemps) généralement constitué de… 1 plat unique !

Le week-end, le petit déjeuner prend plus d’importance. Au menu : œufs, haricots blancs, champignons, fromage, etc… dans les cafés, tout le monde se retrouve entre 11h et 14h pour partager le « Big Breakfast » ou les « Eggs Benedict » ou « Eggs Florentine », etc… accompagné d’un Latte, cappucino, Flat White, etc (Pour ceux qui se posent la question, le café auquel nous sommes habitués en France, est l’équivalent de leur « Short Black »). Le petit déjeuner au resto est une vraie religion, ici. Ce qui leur permet d’attendre leur diner servi à … 18h30 et encore une fois constitué d’un plat de pates ou autre… mais sans entrée, ni dessert !

Et en été, il y a le concept du barbecue… en fait, là, je dois reconnaître que je ne peux pas trop vous aider à comprendre ce qui se passe… l’heure du RDV est généralement 15 ou 16h… Déjeuner ou dîner ? Je dois reconnaître que pour moi, ça reste un mystère ! Car c’est très tard même pour un déjeuner tardif et c’est très tôt, même pour un dîner tôt !!!! Hormis le concept de se retrouver en plein milieu de l’après-midi, il y a autre chose que je n’ai toujours pas compris dans le mode de fonctionnement australien… c’est le partage des repas… en fait, quand quelqu’un organise un BBQ, il demande à chacun de venir avec… ce qu’il veut manger. Et chacun mange… ce qu’il a amené ! En France, l’organisation voudrait qu’on demande à chacun d’apporter quelque chose en particulier… de façon à faire un mix entre les envies et compétences de chacun. Ici, non… Si on vient avec 2 saucisses, on mange 2 saucisses. Remarquez, au moins, ça évite d’être déçu en se disant qu’on a amené quelque chose de meilleur que les autres !

Une autre chose étrange, avec les repas… c’est le fromage en début de repas… et servis avec des crackers ! Je vous assure qu’au début, ça surprend ! Etant donné que je ne mangeais que très peu de fromage en France, je ne rentrerais pas dans le débat sur le goût du fromage. Mais à priori, d’avis de tous, il n’y a pas de doute… le fromage français a plus de goût. Dans les frigos normaux, le cheddar est présent à la place du Camembert ou du Roquefort (quoi qu’on commence à trouver le roquefort et autres, ici aussi).

Quant au pain… là, je ne sais quoi dire ! Oui… il est possible de manger du bon pain, du moins à Melbourne… mais il faut voir le prix ! Le pain, ici, c’est le pain de mie (complet, au céréales, blanc, etc…) donc plein de sucres et de choses additives...

Et puis, il y a les dîners organisés… disons que même si vous êtes invités chez des amis, en petit comité, attendez-vous plutôt à un plateau de fromages, des dips (houmous, tzatziki, sauces à base d’aubergines, d’épinard ou autres) avec des crackers… et éventuellement un plat de pâtes après… plutôt que le traditionnel entrée / plat (avec de la viande) / fromage / dessert que nous avons en France !

Ah oui ! Il faut rajouter l’étrangeté de considérer un plat de légumes comme unique plat de repas, comme quelque chose de normal ! Par exemple, vous arrivez chez quelqu’un et avez un plateau de dips suivi de spaghettis aux aubergines… et il s’agit d’un vrai repas ! Remarquez, dans un pays constitué d’énormément de végétariens, c’est assez normal !

Bref… tout ça pour dire, que pour un français, se faire aux habitudes alimentaires d’un australien, c’est étrange. Je dois reconnaître, que ça a son avantage quand on est l’hôte ou l’hôtesse (moins de pression), mais c’est parfois frustrant !

Ah ! Et j’allais oublier une chose ! Je ne vais pas généraliser ce cas, car ce n’est pas tout le monde… mais il y a le fait d’attendre pour commencer à manger et pour débarrasser ! Une des 1ères fois où j’ai invité chez moi, le temps que je finisse de mettre tout dans des plats pour servir et que je rejoigne tout le monde dans la cuisine, j’ai eu la surprise d’arriver dans le salon et de voir que certains avaient terminé de manger… Quant à la fin du repas… dès qu’on a fini de manger, on se lève de table et débarrasse son assiette… peu importe que les autres aient fini ou pas ! Nous sommes bien loin, du « bon appétit » que dit l’hôte ou l’hôtesse pour signifier à ses invités qu’ils peuvent commencer à manger !

Et d’ailleurs, une chose aberrante qui choque, la 1ère fois, au restaurant… c’est que dès que votre assiette est vide, un serveur vient vous l’enlever. Peu importe si les autres personnes, en face de vous ont fini ou pas ! Pour travailler dans l’univers de la restauration, j’ai cru comprendre que c’était pour rendre service… car l’assiette encombre et empêche de s’installer correctement ! Là encore, c’est un peu individualiste…

Je dois reconnaître que l’expérience culinaire, en Australie, n’est pas ce qui me fait rester dans le pays… Il y a de nombreuses choses qui me manquent de ce point de vue là… Se retrouver pour prendre l’apéro, partager les 2h avec un bon vin parfaitement en harmonie avec les plats, attendre les autres pour commencer et finir… Bien entendu, je pense que certaines personnes doivent faire ça… mais ça reste une minorité !


2-     L’alcool

Je dois reconnaître que je commence tout juste à réaliser à quel point il est vrai que les australiens boivent plus que les français… Il est évident que nous avons une réputation de buveur de vin… mais cela reste très souvent en accompagnement d’un repas. Un bon vin rouge pour accompagner une viande rouge. Un vin blanc sec pour du poisson. Un vin banc sucré pour le dessert. Etc… Tout est une histoire d’harmonie entre les plats et les vins. Mais ici, les choses sont différentes. Je travaille dans un restaurant / bar à vins. Je n’ai jamais vu qui que ce soit choisir son vin en fonction de ce qu’il allait manger. Ils demandent des conseils par rapport aux vins (soit dit en passant, personnellement, je préfère les vins rouges australiens et les vins blancs français. Pour tout ceux qui pensent que les français sont les seuls à savoir produire du vin, je vous conseille de tester ce qui se fait ici !!!!) et ensuite choisissent leurs plats, sans jamais réfléchir au fait que oui ou non, cela va ensemble… L’alcool reste quelque chose à part entière. Et les quantités ne sont pas les mêmes. En France, si on fait un repas à 2 et que l’on finit une bouteille, on considère qu’on a vraiment pas mal bu… ici, c’est plutôt, 1 bouteille par personne… ou tout au moins, un minimum d’une bouteille et demi, à 2…

 

3-     Les relations hommes / femmes

Il me semble plus difficile, ici, d’avoir une véritable relation amicale avec un homme. Alors qu’en France, je n’ai presque toujours été qu’avec des hommes, ici, je ne peux vraiment considérer les mecs que comme des potes… Au contraire, moi qui n’ai presque jamais eu de copines en France, je ne suis maintenant presque qu’avec des filles. Je n’arrive pas encore à bien comprendre d’où viennent les choses. Ici, les hommes sortent entre eux. C’est courant de voir des tables entières de mecs et des tables entières de nanas. La relation amicale hommes / femmes ne semblent pas vraiment possibles. Je ne suis pas sûre que ce soit un problème de séduction. Je ne pense pas non plus que ce soit un problème de féminisme. Il semble que ce soit plus un problème d’individualisme. Alors qu’en France, les couples sortent beaucoup ensemble, ici, chacun continue à sortir avec ses groupes d’amis et les couples se retrouvent ensemble. J’ai la sensation qu’il arrive plus rarement qu’on fasse des compromis 1 soirée avec les amis de l’un et 1 soirée avec les amis de l’autre. Pour certains, il s’agit d’une plus grande confiance et de liberté dans les couples, pour d’autre, il s’agit d’un refus de céder de son espace à l’autre et il s’agit donc plus d’une question de pouvoir…

Personnellement, je suis adepte du modèle latin… et même si je reconnais le besoin de sortir séparément, j’aime l’idée de vraiment partager sa vie avec l’autre… car la vie de couple, c’est aussi faire des concessions… Mais disons que c’est le côté passionnel des latins !

 

En revanche, je dois reconnaître qu’il y a quelque chose de bien dans ce modèle… c’est l’amitié entre filles… en fait, en France, je me suis toujours demandée pourquoi je n’avais pas plus d’amiEs… je n’ai compris qu’en lisant ce livre… c’est un problème de compétition… En fait, en France, amies ou pas, les filles vont toujours se juger, se comparer… la réussite, le physique, etc… moins obsédées par le physique, les australiennes sont beaucoup plus solidaires les unes avec les autres. Il y a une vraie amitié entre les filles. Et je dois reconnaître que ça fait vraiment du bien

 

4-     Le côté élitiste en moins

Une chose est sûre, une chose qui ne manque pas de la France, c’est l’ambiance élitiste… Quel que soit ce qu’on fait en France, il y a toujours la pression pour être le meilleur. Les écoles, les universités, les filières (bah oui, tout le monde sait que c’est une preuve qu’on est plus intelligent si on va en science plutôt qu’en arts ! Qu’est ce que ça peut faire que ça nous intéresse pas ?!?), etc… tout est organisé selon un mode hiérarchique. Je me souviens quand je suis rentrée à HEC. J’ai tout d’un coup découvert qu’il y avait les écoles de groupe A, les écoles du groupe B, etc… et les universités qui devaient même pas appartenir au groupe Z !!!!! Ce midi, je parlais avec un australien des CSP et notamment des CSP+… il trouvait aberrent qu’il y ait ce concept et encore plus des événements, des campagnes de pub, etc… qui leur soient adressées. Bon, soyons honnête, je pense que ça doit être le cas partout… mais pas à la même hauteur ! Car ici, si vous regardez les universités, il n’y a pas toutes ces comparaisons… l’idée est que chacun fait ce qui lui plait ! Peu importe si c’est un peu de dessin, un peu de business, un peu de socio,…

 

5-     La mode

Toujours dans ce livre, elle parle des problèmes vestimentaires en France… bon, soyons honnête, elle a accentué certains morceaux ! Toutefois, certaines choses sont vraies… notamment, à 1 moment, elle parle du fait qu’elle envisage d’aller à la boulangerie, en plein cœur du quartier Montorgueil habillée en… pantalon de jogging ! C’est peut-être exagéré… mais pas tant que ça ! Pendant que j’habitais à Paris, jamais je n’aurais envisagé de sortir habillée complètement n’importe comment. Même si je ne me serais pas nécessairement maquillée pour aller à la boulangerie, j’aurais au moins enfiler 1 jeans et un pull, pour être « présentable » ! Ici, j’ai vu mes flatmates sortir de la maison en paréo et en tongs, pour se rendre au petit chinois du coin ! Ce qui ne semble pas complètement stupide… non ?

 

Bref… cela fait maintenant plus d’1 an et demi que je vis ici… j’ai eu le temps de noter les avantages et les inconvénients de chaque pays. C’est marrant de voir comment 2 pays modernes peuvent se différencier l’un de l’autre. Quand on arrive, on ne voit que le beau (ou le mauvais, pour certains) et avec le temps, les choses s’atténuent… on commence à relativiser, à savoir ce qu’on aime et n’aime pas dans chacun des pays. On modifie son comportement pour s’habituer au mode de vie. On s’approprie certains comportements. Je vois les différences en moi, depuis que je suis arrivée. Je me trouve plus relax. Je me mets moins la pression de savoir ce que les autres pensent de moins… Ca fait une différence énorme. Maintenant, il y a quand même des choses qui me manquent de la France. Par exemple, ces histoires de repas… c’est une pression que j’aime bien. J’aime mettre « les petits plats dans les grands », comme on dit. De même, parfois, le côté passionné / latin des relations me manquent. J’aimerais que mes amis soient moins individualistes, moins protectionnistes par rapport à leurs vies. Mais curieusement, au final, c’est ici que je me sens plus chez moi, maintenant… car je trouve qu’il est plus facile d’apporter ces 2 éléments ici, que d’apporter l’état d’esprit relax en France (quoi qu’il faut reconnaître que les australiens ne connaissent pas le mode relax pour le travail… mais ma théorie pour ça, c’est qu’ils sont tellement relax dans leur vie de tous les jours qu’ils sont incapables de gérer le stress au bureau ! Donc, ma solution… travailler pour moi ou continuer dans la restauration !!!!)

Bon… j’avais dit que je voulais parler de plein de choses… c’est vrai ! Mais le temps s’est écoulé depuis le début de ce message et il est temps pour moi de me remettre au travail ! Dans les jours prochains, je vous parlerais donc de l’importance des rencontres quand on crée un festival (cf : Hamish qui m’expliquait comment il avait pu créer son FRL) et aussi à quel point j’aime ma nouvelle maison ! Et prime, vous aurez même des photos de mes colocs… Alors, restez près de vos écrans !!!! 


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L'effet éclipse de lune...

  • Aug 29, 2007
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Mardi 28 septembre... éclipse de lune totale. Les astrologues s'affolent! Apparemment, c'est le signe de la fin de toutes les relations bancales... à voir dans les jours qui viennent! Ca semble se confirmer de la part de quelques amis... mais bon, c'est aussi l'effet printemps!!!!!

Le printemps... et oui! Il est déjà de retour! Voilà 1 semaine qu'on se promène en tee-shirt et non plus en manteau! Imaginez vous promener dans les rues de Paris en tee-shirt en plein mois de février!!!! Quand je pense que certains se demandent pourquoi je suis encore en Australie!!!! Moi, je dis, il faut venir ici pour se rendre compte!!!!!

Il semble que mon cerveau fonctionne par accout, ce soir... Des idées plein la tête. Des choses à conserver pour dans quelques mois ou quelques années... pour me souvenir de tout!

Alors, le festival, pour commencer! C'est marrant car malgré le fait que je n'ai pour l'instant, toujours pas le moindre financement, j'ai de plus en plus l'impression que les choses se mettent en place. J'ai enfin un lieu, une date, une idée de la programmation... et quelques personnes qui me donnent des conseils. Enfin, il y a toute une aura des personnes qui m'entourent, qui me rend confiante! C'est difficile à expliquer comme sensation... voire même impossible... mais j'ai la certitude que tout va bien se passer! Depuis le retour d'Hamish dans cette maison, je me sens plus confiante, encore! Il a l'énergie qui veut ça!!! Donc, j'ai les contacts pour le son, la lumière, les toilettes, le nettoyage, l'eau, l'électricité... avant de vraiment me plonger dans tout ceci, je n'avais pas la moindre idée du nombre de choses à gérer quand on organise un festival! Et il y en a encore plein à intégrer!!!! Mais j'apprend... Chaque jour le projet me passionne un peu plus... mais, en même temps, m'effraie un peu plus. Car chaque pierre que je soulève me montre qu'il y a encore une nouvelle tonne de travail à abattre! Mais je vais y arriver!!!! Il me reste juste le pire... trouver de l'argent!!!! Et là, par contre, je dois reconnaitre que discuter avec des sponsors, ce n'est pas ma véritable tasse de thé!!!!

Côté vie privée... et bien, je dois reconnaitre que depuis que j'ai quitté un des 2 bars et fais des shifts de jour dans l'autre, je recommence enfin à avoir une vie sociale! Je revois mes amis, rencontre de nouvelles personnes... et surtout profite pour passer plus de soirées à la maison!!!! Je me sens un peu mieux! Remarquez, il s'est passé une chose étrange... ceux d'entre vous qui me connaissent bien savent à quel point j'aime sortir, organiser des soirées... et bien le fait de passer mon temps à rencontrer des personnes pour le festival et à travailler dans un bar ont eu un effet incroyable: je ne supporte plus de sortir pour rencontrer du monde! Quand je sors, c'est pour le plaisir d'être avec mes amis! J'ai perdu mon intérêt pour "sociabiliser", comme on dit ici! Jeudi soir, pour la 1ère fois, j'ai dit à Chloé que non, je n'étais pas intéressée par le fait de rencontrrer ses amis. J'étais avec Tiffany et elle, et ça me suffisait!!!!

Sinon, côté visa... j'espérais obtenir le skill visa... mais je le rate de peu! De 10 points, pour être précise. Au lieu d'avoir 120, j'ai 110... et la seule possibilité pour moi d'obtenir ces 10 points aurait été d'avoir travailler 3 ans dans les 4 dernières années, en marketing... mais comme j'ai quitté mon emploi en France, il y a 1 an 1/2 et n'ai refait que 3 mois de marketingt après ça... c'est trop tard! Tant pis... il me reste à trouver une autre solution!
En fait, alors que je sortais de chez l'avocat, je me suis rendue compte que l'Australie n'était pas si différente de la France. La création de mon festival n'est pas considérée comme une vraie expérience professionnelle, car je ne suis pas payée! Je ferais le même travail mais en touchant $45,000 par an, j'aurais ma résidence sans problème... L'avocat m'a dit que ce qui comptait, c'était que je sois payée et non pas que je travaille... comme quoi, où qu'on soit, c'est l'argent le nerf de la guerre! 
En tous cas, quoi qu'il en soit, je suis bien décidée à me battre pour rester plus lontemps ici!!! Et en attendant, il semble qu'il me faille prévoir un nouveau voyage pour janvier!! Et cette année, il semble que la Thailande sera ma destination!!!!! Je dois reconnaitre que ça fait des années que j'en rêve!!! Alors, 2 semaines sur une île paradisiaque... même seule, perso, ça me va bien!

Allez, avant ça, il me faut pouvoir me lever demain matin pour aller à Ballarat... alors, il est temps de vous laisser! Vous n'en saurez pas plus sur mes etats d'âme d'aujourd'hui! La fatigue l'emporte sur tout le reste!!!!

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Les joies de la création d'un festival

  • Aug 9, 2007
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C'est pas toujours rose, la création d'un festival... Personnellement, je suis curieuse de savoir combien de personnes ont finalement laissé tomber la création d'un festival ou d'un événement un peu grand, après quelques mois! C'est usant, fatigant... mais curieusement, ce n'est pas le travail à abattre qui est vraiment impressionnant. C'est surtout l'énergie gaspillée à remonter les pertes d'énergie causées par les personnes que vous rencontrées.

Lorsqu'on commence un projet de ce type, on fair face à différents types de personnes:
   - Les amis qui sont là qui vous disent que c'est un super projet, qui, pour sure sont ultra motivés pour vous aider et...
       * qui le font!!! Ca, c'est grandiose,
       * ou la plupart du temps, viennent à la 1ère réunion, accepte leur part du travail... mais vous rappelle le jour d'après, ou bien, mieux, la veille du jour de la prochaine réunion, pour vous dire qu'ils ont réalisé que ça allait leur prendre trop de temps
   - Les organisations qui soient
      * ne voient pas trop l'intérêt de votre projet
      * voient un véritable potentiel dans votre idée, seraient intéressés par vous aider, mais... dans quelques années quand votre projet sera suffisamment gros pour être financièrement intéressant. (Ca, c'est le plus souvent)
      * et les blazés, qui vous sapent pas mal le moral en vous disant que bien d'autres ont essayé avant, mais ont du laisser tomber, et que donc vous n'y arriverez jamais...

Mais le pire de tout, ce sont vos amis, ou les personnes s'étant déjà pas mal investis dans le projet, mais qui vous lachent! Car malheureusement, ça arrive plus qu'on ne le croit!

Quand on monte un festival, on a plusieurs possibilités. Soit on y a pensé tout seul, alors après, on monte une équipe pour nous aider. Soit c'est un projet imaginé et construit à plusieurs. Cette dernière a l'avantage de donner des équipes solides, mais en revanche plus de conflits de pouvoir...

Pour ma part, c'est l'autre possibilité: j'ai commencé à penser à ce festival seule. Et j'essaie maintenant de m'entourer d'une équipe fiable qui m'épaulera. Mais c'est là, comme je disais, que c'est épuisant. On rencontre des tonnes de personnes motivées à la 1ère rencontre, mais qui ensuite disparaissent! Et donc, on devient méfiant... suspicieux auprès de tous. Impossible de savoir quelle sera la prochaine personne à quitter le projet! Ca revient à la question: peut-on compter sur des "volontaires"? Est-ce que la seule possibilité d'avoir un travail fait, c'est de payer? Même dans ces conditions là... Je suis passée par tous les stades de réflexion,  ce niveau là... Je suis normalement quelqu'un de positive. J'aime croire que les personnes font ce qu'elles s'engagent à faire. Car c'est ce que moi, je fais... quelle que soit l'énergie que ça doit me coûter. C'est pour cette raison que j'aimé le FRL... Hamish fait confiance à tout le monde, par défaut. Il a raison pour 90% des volontaires. Et même si les 10% restant font penser qu'il faudrait peut-être cesser de faire confiance, c'est un choix de se concentrer sur une atmosphère de confiance, plutôt que sur n'importe quelle autre.

Bon, puis créer un festival, c'est aussi rencontrer toutes ces personnes ultra pessimistes qui vont vous dire que votre projet n'a aucune chance car leur expérience du marché leur permettre de connaitre tout sur le secteur... ou ceux qui vont vous dire bonne chance.

Il y a quelques semaines, je parlais avec Hamish, mon flatmate. Je lui ai demandé comment il avait fait, la 1ère année, pour organiser son festival, malgré les coups durs. Il m'a répondu "facile... un jour je me suis projetée dans le futur et je me promenais dans le festival. Ce n'était pas l'imagination. C'était une vision". Et j'ai compris ce qu'il voulait dire... car je me suis vue dans le festival, il y a plusieurs mois, et ce n'était pas un rêve... mais de la réalité. Donc, même devant les coups durs, il faut continuer à avancer.

Bref, tout ça pour dire que même très petit, malgré toutes les difficultés à surmonter, le festival aura lieu les 1er et 2 mars.Où?... ca peut encore changer. Qui? Ca reste à travailler. Mais pour sûr, la présénce de mes plus fiables amis, de passionés de culture internationale, des curieux de la vie, etc...


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Le Dreaming Festival... Rêve ou réalité?

  • Jun 15, 2007
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Woodford
Woodford
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Mais par où commencer? J'ai des images et des idées plein la tête! Le Woodford Folk Festival a été une expérience fabuleuse! En y allant, je ne savais pas trop à quoi m'attendre. Je savais que ce ne serait pas trop traditionnel. Mais je ne savais pas si ce serait petit, grand. Je ne savais pas non plus qui serait là. Bref, je ne savais pas grand chose.

Chloé
Chloé

Mais commençons par le début! Je crois que c'est ce qu'il y aura de plus simple! Tout d'abord, comment suis-je arrivée à Woodford? Si vous vous souvenez, Woodford est l'endroit où je suis allée pour le Nouvel-An. J'y étais allée pour le "Woodford Folk Festival". Pendant mon séjour là-bas, j'avais entendu parlé du Dreaming. L'idée semblait séduisante... Festival indigène sur le même site. Depuis lors, je me disais que j'aimerais y aller... Avec Katia, lorsque nous avons commencé à réfléchir à faire le tour de l'Australie en van, le Dreaming était notre point de départ. Nous avions prévu de quitter Melbourne et de nous y arrêter pour notre 1ère étape.

Curried always... valeur sure du festival
Didgeridoo à la traditionnelle
C'est pour cette raison que j'avais contacté Karen, responsable des volontaires sur le "Woodford Folk Festival", pour voir s'il était possible de m'impliquer dans l'organisation de celui-ci. Je n'ai pas été recontacté sur le coup. Mon envie de voyager s'est envolée (enfin, je me suis raisonnée) et pendant quelques temps, j'ai cessé de penser au Dreaming Festival.
Puis, il y a 15 jours, j'ai reçu 2 emails du Dreaming, l'un de l'assistante de la directrice du festival. L'autre de Karen. Toutes 2 expliquaient qu'ils avaient vraiment besoin d'aide. Un coup d'oeil sur les billets d'avion. Coup d'oeil sur les places qu'il restait, pour les volontaires. Et la décision était prise! Je partais à Woodford pour moins de $200 aller-retour, pour travailler dans la Greenroom, à la partie Solutions! La Greenroom c'est l'accueil des artistes. La partie solutions, c'est trouver une solution pour n'importe quel problème qui peut arriver concernant les performances.
Lecon de jumbe pour Chloé
Les jongleurs du feu
Prêt pour la soirée
Ca peut être des artistes qui ne sont pas inscrits sur les listes et n'ont donc pas leur pass pour rentrer sur le festival (ça peut facilement arriver quand il y a 10 musiciens dans un groupe et que les fiches n'ont pas été remplies correctement). Ca peut aussi être des problèmes avec des instruments défectueux. Que faire dans ces cas là? En emprunter à d'autres? Mais à qui? C'est aussi régler les problèmes de transferts depuis / pour l'aéroport. Et il y a aussi les artistes qui ne sont pas là pour le début de leur performance! On s'active pour les trouver! Bref, n'importe quel problème ayant trait au spectacle!

Je ne vais pas y arriver! J'ai plein d'images dans la tête! Je voulais écrire chronologiquement, mais ç